Le rebond du secteur hôtelier se confirme

Après une année 2020 chaotique, le secteur de l’hôtellerie a repris des couleurs en 2021 et a confirmé son rebond sur ce premier semestre 2022. Néanmoins, il convient de rester prudent face à un contexte économique et géopolitique tendu et ce toujours sous instabilité sanitaire.

Un secteur fortement impacté par la crise sanitaire

Après plusieurs mois d’instabilité, le secteur hôtelier et du tourisme semble confirmer le rebond déjà entrevu lors du second semestre 2021. Déjà bien accompagnés par le gouvernement, les hôtels ont ensuite profité d’un retour quasi à la normale grâce à la vaccination et l’arrivée des internationaux.

Pour rappel, les hôtels ont subi de plein fouet les confinements successifs et se sont retrouvés à l’arrêt partiel voire total pendant de nombreux mois. Avec un chiffre d’affaires et un taux d’occupation proche de zéro, les opérateurs hôteliers n’étaient plus en mesure de répondre à leurs obligations locatives. 

Dès le second semestre 2021, l’activité hôtelière a démontré sa capacité de rebond aussitôt la levée des restrictions en Europe. En France, et à Paris notamment, la clientèle touristique a accompagné le retour de la clientèle business avec la reprise des salons et des déplacements professionnels renforçant encore un peu plus la dynamique. 

En 2021 en Europe, le volume de transactions total s’est élevé à plus de 16 milliards d’euros en hausse de près de 60% par rapport à 2020 mais encore inférieur à celui réalisé en 2019 de 39%. Au-delà de l’impact direct des restrictions sanitaires, les raisons de ce recul trouvent également leurs sources dans la réticence des banques à financer des investissements hôteliers et le report des projets d’arbitrages ou de lancement.

Vers un retour à la normale dès cette année ?

Comme évoqué précédemment, l’activité hôtelière a repris progressivement tout au long de l’année 2021. Le RevPar moyen en Europe, indicateur de référence qui mesure la recette moyenne par chambre disponible, est passé de 12€ en avril à 31€ en juin 2021. Malgré l’apparition d’Omicron en fin d’année 2021, la France a fait preuve de résilience grâce à ses hôtels situés en montagne notamment avec un taux d’occupation de près de 75% sur les deux dernières semaines de 2021. 

Bien que les incertitudes persistent en 2022 notamment sur la capacité et la volonté de la clientèle internationale à voyager dans le cadre de long courriers, la tendance est à une augmentation des taux d’occupation des hôtels, qu’ils soient d’affaires ou touristiques. Le 15 juin dernier, Extendam a publié son baromètre de l’hôtellerie et a confirmé l’accélération de la reprise. En mai 2022, mois traditionnellement excellent pour la France, le taux d’occupation des hôtels a atteint les 70%. 

Sur ce premier trimestre 2022, il existe une forte disparité entre les pays Européens impacté par le retour des restrictions sanitaires chez certains comme aux Pays-Bas ou encore en Belgique. 

Les experts de Tourism Economics envisagent un retour à la normale voire supérieur dès cette année pour la clientèle domestique et en 2024 pour la clientèle internationale.

FR : Etudes de Marché, Immobilier Commercial   FR : Rock & DATA   FR : juillet 20, 2022

Partager

Mots Clés

Qu’est-ce que la Taxonomie Européenne ?

La taxonomie européenne est un cadre défini par l'Union Européenne qui a pour objectif de classer les activités économiques en fonction de leur impact environnemental et social. Elle permet de définir les activités qui sont considérées comme "durables" et de les différencier des activités qui ne le sont pas, permettant ainsi à l’investisseur de prendre des décisions d’investissement éclairées.

La taxonomie européenne établit une catégorisation des activités économiques sur la base de critères scientifiques permettant l’identification de ces activités dites durables ou "vertes" censées aider les investisseurs dans leur prise de décision. 

Pour classifier une activité économique comme durable, la taxonomie européenne s’appuie sur les six objectifs environnementaux suivants  :

  • L’atténuation du changement climatique ;
  • L'adaptation au changement climatique ;
  • L’utilisation durable et la protection des ressources aquatique et marines ;
  • La transition vers une économie circulaire ;
  • La prévention et la réduction de la pollution ;
  • La protection et la restauration de la biodiversité et des écosystèmes ;

Bien que 90 activités économiques représentant environ 80 % des émissions directes de CO2 dans l'Union Européenne soient aujourd’hui couvertes par la taxonomie, cette dernière reste en constante évolution. L’absence d’une activité ne signifie donc pas forcément que celle-ci n’est pas durable.

Mais l’éligibilité d’une activité ne garantit pas pour autant sa durabilité ! En effet, la classification comme activité effectivement durable repose sur le respect des trois conditions cumulatives suivantes : 

  • Contribuer de façon positive et significative à l'un des six objectifs environnementaux cités plus haut (selon des critères précis définis par l'Union européenne) ; 
  • Ne pas avoir d'impact négatif significatif sur les cinq autres objectifs environnementaux ;
  • Respecter des garanties minimales sociales (droits humains, etc.).
  • Démontrer la contribution substantielle et l'absence d'impact négatif significatif se fait au moyen. Prenons un exemple. 

Décryptage : 

Quand une activité remplit ces trois conditions, on dit qu’elle est alignée avec la taxonomie.

Précisons également que la taxonomie peut être utilisée pour déterminer si un produit est éligible au titre d’investissement durable dans le cadre de la réglementation financière européenne, comme le règlement SFDR (Règlement sur les indicateurs de durabilité).

La taxonomie est utilisée pour classer les investissements immobiliers en fonction de leur performance environnementale et sociale. Par exemple, une SCPI ISR (Société Civile de Placement Immobilier Investissement Socialement Responsable) peut être considérée comme durable si elle investit dans des immeubles qui respectent des normes sociales et environnementales élevées, tels que l'efficacité énergétique et la gestion durable de l'eau ou bien si elle met un place un plan permettant la rénovation en ce sens de son patrimoine.

En somme, la taxonomie européenne est un outil important pour identifier les activités économiques qui contribuent à la transition vers une économie plus durable et pour aider les investisseurs à prendre des décisions d'investissement éclairées. Il est donc important de prendre en compte ces critères pour une meilleure performance environnementale et sociale.

Mots clés : Réchauffement climatique, empreinte carbone, taxonomie européenne, écologie, investissement durable, transition énergétique, responsabilité sociale, émissions de carbone, meilleures pratiques environnementales.

février 2, 2023

Classement des SCPI par rendement en 2022

Alors que l’année 2023 a débuté, les sociétés de gestion commencent à annoncer les rendements annuels de leurs SCPI respectives pour l’année 2022.
Rock-n-Data a dressé pour vous le suivi des performances ...

janvier 17, 2023

Bilan 2022 et perspectives 2023 pour les foncières cotées

En ce début d’année 2023, Rock-n-Data souhaite vous faire un rapide bilan sur l’année 2022 des SIIC françaises avant la parution prochaine de notre étude détaillée ...

janvier 12, 2023

Rock-n-Data au SIMI 2022

Les équipes de Rock-n-Data ont eu l’occasion de se déplacer Porte Maillot au Palais des Congrès dans le cadre du salon de l’immobilier d’Entreprise (SIMI) en décembre dernier ...

janvier 11, 2023

© Rock-n-Data.io 2023 - All rights reserved