Etudes de Marché

octobre 26, 2021

Les SCPI qui ont le mieux utilisé (ou non) l’effet de levier

En 2020, l'endettement total des SCPI de rendement a été de 7,97 milliards d'euros . Cette somme est en progression par rapport à celle de 2019 de 16,53% .

En moyenne, les SCPI ont donc été endettées de 17,71%, soit 221 millions d'euros par SCPI . Cependant ces chiffres sont très hétérogènes au sein des SCPI. Par exemple, 15 SCPI ne sont pas endettées pendant que 12 sont endettées à plus de 30% (limite fixée à 40% par l'AMF). Nous avons donc décidé de mettre en avant celles qui ont le plus performé en termes de rendement compte tenu de leur endettement. Nous avons donc fait un classement des 3 meilleures SCPI qui ne sont pas endettées et un autre classement pour celles qui sont le plus endettées.

La tendance qui se dégage est que les SCPI qui ne s'endettent pas performent le mieux. On pourrait pourtant penser l'inverse avec l'effet de levier qui pourrait multiplier les rendements, mais les trois SCPI non endettées présentent des rendements élevés liés à la situation économique . En effet la SCPI Atlantique Pierre 1 et la SCPI Actipierre 2 sont des SCPI à capital fixe. Avec la crise de 2020, le prix de leur part sur le marché secondaire a baissé, ce qui a augmenté leur rendement. Pour la SCPI Activimmo, la situation est bien différente. Cette jeune SCPI s'est établie sur le secteur de la logistique qui a connu une forte croissance et permet donc à la société de gestion Alderan d'afficher un très bon taux de distribution.

Classement pour les SCPI qui ne sont pas endettées :

Parmi les 15 SCPI non endettées, nous avons dû en choisir 3 plus performantes, voici notre classement.

1. SCPI Atlantique Pierre 1 (PAREF Gestion)

Pour cet exercice 2020, la SCPI Atlantique Pierre 1 a affiché un très beau TDVM de 6,62%. La SCPI investit principalement dans les murs de commerces, mais se diversifie également avec des actifs de bureaux. Elle compte aujourd'hui 27 actifs loués à 95 locataires , ce qui lui permet d'obtenir un TOF de 88,30%. Cette SCPI a été créée en 1986 ce qui a permis de réaliser historiquement de belles acquisitions immobilières dans les conditions du marché plus avantageuses qu'à l'heure actuelle.

2. SCPI Activimmo (Aldéran)

Comme nous vous l'avons indiqué précédemment, la SCPI met sur les actifs de logistique de façon quasi égale entre les Régions et l'Ile de France. Cette typologie immobilière particulièrement recherchée en ce moment qui surperforme les classes d'actifs concurrents (bureaux, commerces...) permet à la SCPI d'afficher des performances honorables sans faire recours à l'endettement. Activimmo compte aujourd'hui 23 actifs loués à 44 locataires . Son TOF est de 99,30% ce qui est excellent et qui lui assure des revenus sur le court terme. En 2020, son TDVM était de 6,05% .

3. SCPI Actipierre 2 (AEW Ciloger)

La SCPI gérée par AEW Ciloger vient compléter ce podium. Sa stratégie est d'investir exclusivement dans les actifs de commerce dans la région parisienne, et qui lui offre un TOF de 94,28% au 30/06/2021. Malgré le coup de moins bien qu'ont connu les SCPI Commerce en 2020, Actipierre 2 a réussi à mieux performer et a présenté pour 2020 un TDVM de 5,22% . Les performances liées aux acquisitions historiques se sont réalisées ainsi qu'une baisse de prix moyen de part sur le marché secondaire.

Et pour les SCPI les plus endettées :

1. SCPI Coeur de Régions (Sogenial)

Première de notre classement des SCPI endettées, la SCPI Cœur de Régions affiche un LTV de 33,29% fin 2020 . Ce n'est pas celle qui a le LTV le plus élevé mais celle qui a le mieux exploité son endettement pour afficher un TDVM pour l'année 2020 de 6,30% . La SCPI mise sur la diversification en investissant autant sur les commerces que sur les bureaux et également sur les locaux d'activités. Comme son nom l'indique, la SCPI Coeur de Régions acquiert des actifs dans les régions françaises, et une partie en Ile de France. Elle compte aujourd'hui 24 actifs pour 81 locataires et un TOF de 96,20%.

2. SCPI Eurovalys (Advenis REIM)

La SCPI Eurovalys investit uniquement en Allemagne dans des actifs de bureaux. Elle profite donc des opportunités dans la première économie européenne et profite des accords fiscaux entre la France et l'Allemagne pour distribuer des dividendes aux associés qui seront exonérés de charges sociales et imposables seulement d'un faible montant. Le LTV de la SCPI s'élève à 29,50% et d'un TDVM de 4,50% pour l'année 2020. Au 30 juin 2021, elle affiche un TOF de 94,14% pour ses 27 actifs allemands .

3. SCPI Altixia Commerces (Altixia REIM)

La SCPI Altxia Commerces clôt la marche de ce podium. La toute jeune SCPI est endettée à hauteur de 28,91% pour afficher un TDVM de 5,03% en 2020. Elle acquiert principalement des actifs commerciaux en régions, en Ile de France et à Paris. Elle possède aujourd'hui 9 actifs présentant un TOF de 95,90%, et compte bien agrandir son parc immobilier puisqu'elle réussit à faire croître sa capitalisation à chaque collecte trimestrielle.

By Rock & DATA
octobre 22, 2021

Les notaires d’Île de France à l’œuvre pour favoriser l’accès au logement

Ce mardi 19 octobre 2021, les notaires du Grand Paris ont ouvert les débats sur les 30 propositions qu'ils ont rédigées en organisant un colloque réunissant professeurs, avocats et professionnels de l'immobilier. Ces propositions ont pour objectifs de faire bouger les lignes juridiques afin de faciliter l'accès au logement pour les personnes ayant des revenus modestes ou intermédiaires, promouvoir la rénovation du parc immobilier existant, penser à la réversibilité des actifs et encourager l'utilisation des nouveaux outils pour accéder à la propriété d'un logement .

Le droit au logement pour tous

Les échanges se sont déroulés autour de trois tables rondes, avec une diversité d'acteurs à chaque fois afin de bien saisir les enjeux de chaque thématique.

La première table ronde a traité du sujet des Organismes de Foncier Solidaire associés aux Bails Réels Solidaires qui ont pour objectifs de permettre l'accession à un logement pour les personnes à faibles revenus , en dissociant le foncier et le bâti, et d' empêcher la logique spéculative lors de la vente en plafonnant la plus-value réalisable. Il a également été question des modes alternatifs pour accéder à la propriété d'un logement. Quatres techniques existantes :

  • Le démembrement de propriété : la nue propriété et l'usufruit sont séparés.

Le particulier acquiert un logement avec une grosse décote (jusqu'à 40%) et l'usufruit est cédé à une autre personne pour une durée allant jusqu'à 15 ans. A l'achèvement de cette durée, le propriétaire recouvre la pleine propriété. 

La directrice juridique de Perl, Laurence Painsar-Fourré, était présente autour de cette table ronde et nous a informé que, sur les 188 actifs achetés en démembrement, au débouclage de l'usufruit 45 % ont revendu leur bien, 40 % ont reloué au même locataire (cette fois-ci en percevant les loyers), 7 % l'ont loué à de nouveaux locataires, 7 % ont repris leur logement pour y habiter et enfin 1 % ont revendu leur bien au locataire en place.

  • La location-accession : Le locataire paye son loyer ainsi qu'un surplus qui va lui permettre petit à petit d'acquérir la propriété de son logement

  • La co-acquisition : l'accédant achète le bien avec un investisseur. L'accédant acquiert une partie de l'actif (10% par exemple) et l'investisseur le reste (90%). L'accédant occupe le logement contre un loyer payé à l'investisseur (90 % du loyer normal). Ensuite, il peut racheter des parts du bien à l'investisseur au fil de l'eau, à chaque fois qu'il a de l'épargne disponible. Ainsi, s'il rachète 20 % du bien un an après, il se retrouvera propriétaire de 30 % et paiera donc moins cher son loyer. Et ce jusqu'à détenir 100% de son logement à terme.

  • La société d'habitat participatif : un groupe de personnes se rassemble et décide de construire ensemble leur logement et de partager un mode de vie écologique et communautaire.

Source : Ville de Paris

Transformer le parc immobilier pour répondre aux besoins des français

La deuxième table ronde se questionnait sur comment adapter le parc immobilier existant aux besoins actuels de la société. Nous avons retenu beaucoup de carrés de mètres déjà intégrés, mais qui sont mal exploités ou inadaptés . Les notaires du Grand Paris veulent donc assouplir les règles afin de permettre la réversibilité des bâtiments et encourager la réflexion sur une possible réversibilité au moment de la construction. Aujourd'hui, les textes n'impulsent pas de telles transformations et c'est ce que les notaires veulent changer au travers de leurs 30 propositions .

Certaines SCPI ont justement pour stratégie d'acquérir des actifs réversibles comme la SCPI Novaxia NEO , qui a par exemple acheté un immeuble de bureaux à Cergy transformable en logement.

Rénover les immeubles anciens

Source : LCI

Enfin, la réflexion sur la rénovation des immeubles a été évoquée lors de la troisième table ronde. Avec 50% du parc immobilier français âgé de plus de 40 ans, rénover les logements et les mettre aux normes environnementales devient une urgence . Il faut prendre en compte aussi le vieillissement de la population, le nombre de personnes de plus de 85 ans est de 2,5 millions aujourd'hui (20% de la population) et sera de 4,5 millions en 2050 (30% de la population). Ces personnes vont donc avoir besoin de logements adaptés à leur situation. L'idée est que le droit doit promouvoir la rénovation par les propriétaires de leurs biens.

Ce colloque a donc ouvert les débats sur les propositions faites par les notaires sur le logement de demain. Une réflexion sur le logement à long terme mais qui nécessite des mesures dès maintenant afin d'être prêt à répondre au droit au logement de tous les français.

By Rock & DATA
mars 25, 2021

Le patrimoine immobilier du marché de la Pierre-Papier

Dans le cadre de notre étude regroupant les chiffres de l'ensemble des véhicules d'investissements immobiliers ouverts à l'épargne publique des français, nous sommes représentés à leur patrimoine et à leurs stratégies d'acquisition. L'intérêt croissant des investissements dans les actifs immobiliers étrangers se confirme d'année en année, tout comme l'immobilier de bureau qui reste encore la typologie d'actif privilégié des gérants.

Un patrimoine de plus en plus international

Cette répartition géographique se base sur un échantillon de 165 fonds immobiliers analysés au 31 décembre 2020. Pour rappel, l'ensemble de ces résultats est tiré de notre étude annuelle du marché de la pierre-papier, dont nous sommes les premiers acteurs à la réaliser de façon aussi complète.

Parmi ces véhicules d'investissement, nous rétrouvons 102 SCPI, 23 Foncières cotées (SIIC), 20 OPCI Grand Public, 14 SCI et 8 SICAV Immobilières. 

Le patrimoine de l'ensemble de ces fonds immobiliers est situé à hauteur de 25 % à l'étranger . Ces investissements hors de France intéressent de plus en plus les SCPI qui souhaitent profiter de fiscalités avantageuses d'autres pays comme l'Allemagne. 

Un patrimoine majoritairement constitué de bureaux

Les actifs de bureaux représentent 52% du patrimoine total , les suivis des actifs de commerces pour 27%. Cette crise inédite accélère les mutations déjà à l'œuvre et a su mettre en avant un immobilier de bureaux résilient et favorable à l'épargne long terme. L'arrivée en force du télétravail ces derniers mois a laissé présager une certaine attention chez les gérants investis habituellement en immobilier tertiaire. De plus, le télétravail remet en cause une certaine forme de management, certains salariés ayant des difficultés à se remotiver pour revenir au bureau : syndrome de la réunionite, temps de transport etc.

Le management doit se transformer pour donner du sens aux salariés . Cependant, le télétravail est un séparatisme social qui empêche la mixité et les rencontres qui peuvent aussi constituer une charge financière. C'est pourquoi, le bureau de demain tournera en fait autour de quatre piliers :

  • Serviciel et promoteur d'interactions sociales
  • Environnement et sécurité sanitaire
  • Attractivité renforcée sur des actifs connectés
  • Proximité du lieu de travail-domicile

Ces différents éléments justifient l'optimisme ambiant qui règne chez les gérants autour des actifs de bureaux. Cette typologie qui représente plus de 50 % du patrimoine total peut encore espérer être la classe d'actif « préférée » des gérants dans les mois et années à venir.

Enfin, le reste se répartit entre les actifs de santé, les entrepôts logistiques ou encore le résidentiel. 

Des investissements à l'étranger tournés vers l'Allemagne

Les fonds immobiliers ouverts à l'épargne publique française se tournent de plus en plus vers l'international . Faire preuve de diversification sectorielle et géographique est un gage de résilience et de mutualisation du risque. Nombreux sont les véhicules d'investissements immobiliers à utiliser ces fondamentaux solides pour afficher des résultats stables et attractifs .

Les gérants vont se doter d'équipes locales capables de sourcer des actifs immobiliers pour saisir les bonnes opportunités et les investir. Il s'agit également d'identifier plusieurs critères macros comme la démographie, la stabilité politique ou encore son dynamisme économique. 

Au 31 décembre 2020, l' Allemagne est le pays étranger le plus représenté avec 35,25% du patrimoine total. Les investisseurs souhaitant profiter du fort potentiel économique de l'immobilier tertiaire de la première économie européenne. L'avantage bénéficie également d'une fiscalité avantageuse permettant d'augmenter la rentabilité de l'investissement.

Par ailleurs, certains pays ont le vent en poupe. En effet, certains gérants de SCPI n'hésitent pas à réorienter leurs capitaux vers les économies d'Europe centrale. Leur dynamisme économique couplé à un faible coût de main d'œuvre sont des arguments pertinents pour les fonds immobiliers qui souhaitent diversifier leur patrimoine tout en proposant des rendements attractifs.

Enfin, même si la majorité des actifs se manifestent en Europe, certains investisseurs s'essayent désormais à l'investissement Outre-Atlantique . C'est le cas d'une SCPI Internationale qui a investi récemment dans un immeuble industriel à Montréal, au Canada.

By Rock & DATA
janvier 25, 2021

Quel avenir pour le télétravail en France?

Le premier confinement imposé aux français au cours du mois de mars dernier a provoqué une démocratisation de la pratique du télétravail pour un grand nombre d'entreprises françaises. Dès lors, une majorité des employés dont le métier était compatible se sont vus travailler depuis chez eux, obligeant les entreprises à repenser leur façon de travailler.

Pratique en pleine émergence ou phénomène lié à la crise sanitaire, les sociétés de gestion Atland Voisin (en partenariat avec OpinionWay ) et PERIAL AM (en partenariat avec l'institut Ipsos ) ont souhaité poser la question aux français, dont leur métier leur permet de télétravailler.

Comment s'est-il développé le télétravail à la suite du confinement ? Quelle opinion portent les employés de bureau sur le télétravail ? Le télétravail va-t-il se généraliser après la crise sanitaire ? Quelques éléments de réponse.

Le télétravail s'est imposé dans près de la moitié des entreprises le permettant lors du premier confinement

Avant le confinement mis en place en mars 2020, 82% des français travaillant en bureau restaient exclusivement sur ce site. À la suite des mesures prises par le gouvernement, ce sont 47 % des actifs (âgés de plus de 18 ans) qui ont eu recours au télétravail sur la semaine complète et environ deux tiers à raison de trois jours par semaine.

A l'échelle de la France, 70 % des travailleurs ne sont pas concernés par les mesures de télétravail en raison de l'activité qu'ils pratiquent. Logiquement, les franciliens dont le métier est compatible avec le télétravail le pratiquent en majorité (69%) contre un employé sur deux dans les communes rurales.

Le télétravail devrait se développer sur le long terme mais ne remplacera pas le travail au bureau

La grande majorité des actifs français travaillant en bureau estime que le télétravail devrait se développer dans les prochaines années. En effet, 85% d'entre eux pensent que le recours au télétravail va se généraliser à la suite de la pandémie du Covid-19. Aussi, 63% s'accordent à dire qu'il sera mis en place pour une durée de 1 à 2 jours par semaine . S'ils avaient le choix, 45 % des actifs conservaient la moitié du temps au bureau, l'autre moitié à domicile.

Une pratique du "tout télétravail" reste donc peu envisageable, ni pour les salariés ni pour les entreprises. D'après les sondages, seulement 1 salarié sur 10 pense que son entreprise va imposer le télétravail de manière durable. Du côté des employés, ils ne sont que 17 % à vouloir proposer au « tout télétravail » de façon pérenne .

Votre entreprise prévoit-elle de mettre en place le télétravail ?

« Cette étude menée par Ipsos à la demande de Perial AM appuie notre conviction d'un temps de travail partagé entre bureau, télétravail et nomadisme. Loin de remplacer le bureau, le télétravail renforce au contraire la nécessité du bureau pour faire société et incarner la stratégie des entreprises.

Loïc Hervé , Directeur Général Délégué de Perial AM

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