Quel avenir pour le télétravail en France?

Le premier confinement imposé aux français au cours du mois de mars dernier a engendré une démocratisation de la pratique du télétravail pour grand nombre d’entreprises françaises. Dès lors, une majorité des employés dont le métier était compatible se sont vus travailler depuis chez eux, obligeant les entreprises à repenser leur façon de travailler.

Pratique en pleine émergence ou phénomène lié à la crise sanitaire, les sociétés de gestion Atland Voisin (en partenariat avec OpinionWay) et PERIAL AM (en partenariat avec l’institut Ipsos) ont souhaité poser la question aux français, dont leur métier leur permet de télétravailler.

Comment s’est développé le télétravail à la suite du confinement ? Quelle opinion portent les employés de bureau sur le télétravail ? Le télétravail va-t-il se généraliser après la crise sanitaire ? Quelques éléments de réponse.

Le télétravail s’est imposé dans près de la moitié des entreprises le permettant lors du premier confinement

Avant le confinement mis en place en mars 2020, 82% des français travaillant en bureau restaient exclusivement sur ce site. A la suite des mesures prises par le gouvernement, ce sont 47% des actifs (âgés de plus de 18 ans) qui ont eu recours au télétravail sur la semaine complète et environ deux tiers à raison de trois jours par semaine.

A l’échelle de la France, 70% des travailleurs ne sont pas concernés par les mesures de télétravail en raison de l’activité qu'ils pratiquent. Logiquement, les franciliens dont le métier est compatible avec le télétravail le pratiquent en majorité (69%) contre un employé sur deux dans les communes rurales.

Le télétravail devrait se développer sur le long-terme mais ne remplacera pas le travail au bureau

La grande majorité des actifs français travaillant en bureau estiment que le télétravail devrait se développer dans les prochaines années. En effet, 85% d’entre eux pensent que le recours au télétravail va se généraliser à la suite de la pandémie du Covid-19. Aussi, 63% s’accordent à dire qu’il sera mis en place pour une durée de 1 à 2 jours par semaine. S’ils avaient le choix, 45% des actifs souhaiteraient travailler la moitié du temps au bureau, l’autre moitié à domicile.

Une pratique du “tout télétravail” reste donc peu envisageable, ni pour les salariés ni pour les entreprises. D’après les sondages, seulement 1 salarié sur 10 pense que son entreprise va imposer le télétravail de manière durable. Du côté des employés, ils ne sont que 17% à vouloir recourir au “tout télétravail” de façon pérenne.

Votre entreprise prévoit-elle de mettre en place le télétravail ?

“Cette étude menée par Ipsos à la demande de Perial AM appuie notre conviction d’un temps de travail partagé entre bureau, télétravail et nomadisme. Loin de remplacer le bureau, le télétravail renforce au contraire la nécessité du bureau pour faire société et incarner la stratégie des entreprises.“

Loïc Hervé, Directeur Général Délégué de Perial AM

FR : Etudes de Marché   FR : Rock & DATA   FR : janvier 25, 2021

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Qu’est-ce que la Taxonomie Européenne ?

La taxonomie européenne est un cadre défini par l'Union Européenne qui a pour objectif de classer les activités économiques en fonction de leur impact environnemental et social. Elle permet de définir les activités qui sont considérées comme "durables" et de les différencier des activités qui ne le sont pas, permettant ainsi à l’investisseur de prendre des décisions d’investissement éclairées.

La taxonomie européenne établit une catégorisation des activités économiques sur la base de critères scientifiques permettant l’identification de ces activités dites durables ou "vertes" censées aider les investisseurs dans leur prise de décision. 

Pour classifier une activité économique comme durable, la taxonomie européenne s’appuie sur les six objectifs environnementaux suivants  :

  • L’atténuation du changement climatique ;
  • L'adaptation au changement climatique ;
  • L’utilisation durable et la protection des ressources aquatique et marines ;
  • La transition vers une économie circulaire ;
  • La prévention et la réduction de la pollution ;
  • La protection et la restauration de la biodiversité et des écosystèmes ;

Bien que 90 activités économiques représentant environ 80 % des émissions directes de CO2 dans l'Union Européenne soient aujourd’hui couvertes par la taxonomie, cette dernière reste en constante évolution. L’absence d’une activité ne signifie donc pas forcément que celle-ci n’est pas durable.

Mais l’éligibilité d’une activité ne garantit pas pour autant sa durabilité ! En effet, la classification comme activité effectivement durable repose sur le respect des trois conditions cumulatives suivantes : 

  • Contribuer de façon positive et significative à l'un des six objectifs environnementaux cités plus haut (selon des critères précis définis par l'Union européenne) ; 
  • Ne pas avoir d'impact négatif significatif sur les cinq autres objectifs environnementaux ;
  • Respecter des garanties minimales sociales (droits humains, etc.).
  • Démontrer la contribution substantielle et l'absence d'impact négatif significatif se fait au moyen. Prenons un exemple. 

Décryptage : 

Quand une activité remplit ces trois conditions, on dit qu’elle est alignée avec la taxonomie.

Précisons également que la taxonomie peut être utilisée pour déterminer si un produit est éligible au titre d’investissement durable dans le cadre de la réglementation financière européenne, comme le règlement SFDR (Règlement sur les indicateurs de durabilité).

La taxonomie est utilisée pour classer les investissements immobiliers en fonction de leur performance environnementale et sociale. Par exemple, une SCPI ISR (Société Civile de Placement Immobilier Investissement Socialement Responsable) peut être considérée comme durable si elle investit dans des immeubles qui respectent des normes sociales et environnementales élevées, tels que l'efficacité énergétique et la gestion durable de l'eau ou bien si elle met un place un plan permettant la rénovation en ce sens de son patrimoine.

En somme, la taxonomie européenne est un outil important pour identifier les activités économiques qui contribuent à la transition vers une économie plus durable et pour aider les investisseurs à prendre des décisions d'investissement éclairées. Il est donc important de prendre en compte ces critères pour une meilleure performance environnementale et sociale.

Mots clés : Réchauffement climatique, empreinte carbone, taxonomie européenne, écologie, investissement durable, transition énergétique, responsabilité sociale, émissions de carbone, meilleures pratiques environnementales.

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