Les performances des SCPI au 1er trimestre 2021

Le vent d’optimisme se confirme enfin après de nombreux mois d’incertitudes. Bien que le premier trimestre 2021 ait été sous le signe de la pandémie et d’un troisième confinement, l’accélération des campagnes de vaccination apporte de la visibilité. La collecte des SCPI poursuit sa dynamique positive initiée au dernier trimestre 2020 et confirme la reprise espérée. Cependant, la prudence reste de mise car le rebond économique attendu ne sera pas uniforme sur tous les secteurs et l’arrêt progressif des dispositifs gouvernementaux pourrait impacter certains preneurs. 

UNE COLLECTE EN HAUSSE DE 11% PAR RAPPORT AU DERNIER TRIMESTRE

La collecte nette du premier trimestre 2021 s’élève à 1,70 Md €, un montant en hausse de 14 % par rapport au quatrième trimestre 2020. Cette augmentation assure une bonne liquidité sur le marché mais confirme surtout l’intérêt toujours plus important des épargnants envers cette solution d’épargne.

Cette collecte nette est répartie à 39,11 % pour les SCPI de bureaux et à 2,15 % pour les SCPI de commerces. Les SCPI diversifiées ont représenté quant à elles 27,55 % de la collecte trimestrielle. Enfin, les SCPI spécialisées ont capté 31,19 % de la collecte, les 0,43 % résiduels ayant été alloués aux SCPI de plus-value.  

Les SCPI spécialisées continuent de séduire les épargnants de par les typologies dans lesquelles elles sont investies. Il s’agit de secteurs spécifiques tels que l’immobilier de santé ou l’immobilier logistique, particulièrement plébiscité sur ces derniers mois.

DES INVESTISSEMENTS TOUJOURS TOURNÉS VERS LES ACTIFS DE BUREAUX

Au cours du 1er trimestre 2021, les SCPI ont investi près d’1,16 Mds € soit 352 871 m2 de surface, présentant ainsi une légère baisse par rapport au 1,20 Mds € investi au 1er trimestre 2020. 

Sur 64 nouvelles acquisitions réalisées, la dominance des actifs de bureaux reste maintenue avec 74,88 % des investissements réalisés (en terme de valeur d’acquisition), suivis par ceux de commerces à hauteur de 9,43 % et des actifs de santé pour 12,03 % des volumes investis. La part restante ayant été allouée de manière diverse avec 3,65 % pour les locaux d'activités, l’éducation & crèche et l'habitation. Le prix moyen d’acquisition est en hausse par rapport au trimestre dernier et s’élève à 18,35 M € par actif (immobilier direct et indirect confondus).

Les investissements hors de France ont diminué passant de plus de 40% à près de 28% des investissements totaux. La part investie en Ile-de-France a augmenté avec près de 40% des investissements totaux, soit 459,70 millions d’euros sur ce premier trimestre 2021.

UNE CAPITALISATION GLOBALE EN HAUSSE

Au 31 mars 2021, la capitalisation globale des SCPI est proche des 69 milliards d’euros. Elle est en augmentation de 2,21% par rapport au quatrième trimestre 2020, de 7,64% sur un an et de plus de 130% depuis 2014.

Sur les 98 SCPI analysées ce trimestre, 11 ont une capitalisation supérieure à 2 milliards d’euros. 62 SCPI affichent une capitalisation inférieure à 500 millions d’euros.

A noter également, 60% de la capitalisation totale concernent des SCPI Bureaux suivi des SCPI Diversifiées avec 22,20% de la capitalisation globale.

UN TAUX DE DISTRIBUTION SUR VALEUR DE MARCHÉ GLISSANT DE 4,24%

Le Taux de Distribution sur Valeur de Marché (TDVM) a reculé de 4 points de base par rapport au 1er trimestre 2020 et s’établit à 4,24%. Il est en hausse par rapport au Taux de Distribution sur Valeur de Marché glissant du 4ème trimestre dernier, preuve du rebond économique actuel et des perspectives positives offertes par l’intensification de la campagne de vaccination. Le TDVM glissant correspond à la somme des dividendes sur les 4 derniers trimestres rapporté au Prix Moyen par Part annuel 2020, sur un échantillon de 98 SCPI.

Le taux d’occupation financier est de 89,59%, en hausse de 34 points de base par rapport au 31/12/2020. Sur ce premier trimestre, les SCPI Spécialisées enregistrent la plus forte hausse suivie des SCPI Commerces.

Cet indicateur est d’ailleurs en légère baisse depuis 1 an. Il était de 90,40% au premier trimestre 2020.

Sur ce trimestre, les SCPI Spécialisées et les SCPI Diversifiées possèdent les TOF les plus élevés avec des taux respectivement de 94,39% et 92,59%.

Le ticket moyen par associé SCPI diminue trimestre après trimestre avec l’arrivée de nouveaux associés plaçant des sommes moins importantes et diversifiant leurs portefeuilles. Ce chiffre prend en compte des détentions institutionnelles, le ticket des personnes physiques s’élève à 40-50 000€.

UN REBOND ÉCONOMIQUE QUI SE CONFIRME

Le premier trimestre 2021 a été marqué par le troisième confinement. Cependant, la résilience des SCPI s’est de nouveau confirmée offrant de belles perspectives pour ces prochains mois. La quasi-totalité des indicateurs sont au vert démontrant le travail remarquable réalisé par les gérants durant cette période d’incertitude d’une part et confirmant l’intérêt toujours présent des épargnants vers ces solutions d’épargne d’autre part. 

A l’heure où ces lignes sont rédigées, le rebond économique se confirme. Bien qu’il convient de rester prudent, près de 26 millions de personnes ont déjà reçu la première dose du vaccin contre le Covid-19 en France. La réouverture des commerces et le déconfinement clairement acté ajoutent une nouvelle dose d’optimisme, déterminant pour le retour à la vie normale et la confiance des investisseurs.

FR : Etudes de Marché, Immobilier Commercial, SCPI   FR : Rock & DATA   FR : juin 3, 2021

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Mots Clés

Qu’est-ce que la Taxonomie Européenne ?

La taxonomie européenne est un cadre défini par l'Union Européenne qui a pour objectif de classer les activités économiques en fonction de leur impact environnemental et social. Elle permet de définir les activités qui sont considérées comme "durables" et de les différencier des activités qui ne le sont pas, permettant ainsi à l’investisseur de prendre des décisions d’investissement éclairées.

La taxonomie européenne établit une catégorisation des activités économiques sur la base de critères scientifiques permettant l’identification de ces activités dites durables ou "vertes" censées aider les investisseurs dans leur prise de décision. 

Pour classifier une activité économique comme durable, la taxonomie européenne s’appuie sur les six objectifs environnementaux suivants  :

  • L’atténuation du changement climatique ;
  • L'adaptation au changement climatique ;
  • L’utilisation durable et la protection des ressources aquatique et marines ;
  • La transition vers une économie circulaire ;
  • La prévention et la réduction de la pollution ;
  • La protection et la restauration de la biodiversité et des écosystèmes ;

Bien que 90 activités économiques représentant environ 80 % des émissions directes de CO2 dans l'Union Européenne soient aujourd’hui couvertes par la taxonomie, cette dernière reste en constante évolution. L’absence d’une activité ne signifie donc pas forcément que celle-ci n’est pas durable.

Mais l’éligibilité d’une activité ne garantit pas pour autant sa durabilité ! En effet, la classification comme activité effectivement durable repose sur le respect des trois conditions cumulatives suivantes : 

  • Contribuer de façon positive et significative à l'un des six objectifs environnementaux cités plus haut (selon des critères précis définis par l'Union européenne) ; 
  • Ne pas avoir d'impact négatif significatif sur les cinq autres objectifs environnementaux ;
  • Respecter des garanties minimales sociales (droits humains, etc.).
  • Démontrer la contribution substantielle et l'absence d'impact négatif significatif se fait au moyen. Prenons un exemple. 

Décryptage : 

Quand une activité remplit ces trois conditions, on dit qu’elle est alignée avec la taxonomie.

Précisons également que la taxonomie peut être utilisée pour déterminer si un produit est éligible au titre d’investissement durable dans le cadre de la réglementation financière européenne, comme le règlement SFDR (Règlement sur les indicateurs de durabilité).

La taxonomie est utilisée pour classer les investissements immobiliers en fonction de leur performance environnementale et sociale. Par exemple, une SCPI ISR (Société Civile de Placement Immobilier Investissement Socialement Responsable) peut être considérée comme durable si elle investit dans des immeubles qui respectent des normes sociales et environnementales élevées, tels que l'efficacité énergétique et la gestion durable de l'eau ou bien si elle met un place un plan permettant la rénovation en ce sens de son patrimoine.

En somme, la taxonomie européenne est un outil important pour identifier les activités économiques qui contribuent à la transition vers une économie plus durable et pour aider les investisseurs à prendre des décisions d'investissement éclairées. Il est donc important de prendre en compte ces critères pour une meilleure performance environnementale et sociale.

Mots clés : Réchauffement climatique, empreinte carbone, taxonomie européenne, écologie, investissement durable, transition énergétique, responsabilité sociale, émissions de carbone, meilleures pratiques environnementales.

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