Le marché de la Pierre-papier en 2021 - Communiqué de presse

Pour la 3ème année consécutive, Rock-n-Data a réalisé une étude sur les performances de 177 fonds immobiliers grands publics français en 2021. Au total, la capitalisation totale de ces fonds représente plus de 164 milliards d’euros, pour une moyenne de près d’un milliard d’euros par fonds. Avec plus de 10 milliards d’euros collectés en 2021, l’épargne immobilière continue de se développer et d’afficher d’excellents résultats.

Une capitalisation totale en augmentation de plus de 9% par rapport à 2020

En 2021, les fonds immobiliers pierre-papier ont de nouveau suscité un fort intérêt auprès des épargnants. Pour rappel, la pierre-papier désigne toutes les formes de placement financier coté ou non-coté ayant l’immobilier pour support. Pour réaliser notre étude, nous nous sommes basés sur quatre types de véhicules de placement immobiliers différents : les SCPI (Société Civile de Placement Immobilier), les OPCI Grand Public (Organisme de Placement Collectif Immobilier), les SIIC (Sociétés d’Investissement en Immobilier Coté) et les SCI en unités de compte immobilière (Sociétés Civiles Immobilières). Dans le cadre de notre étude, nous avons analysé un total de 177 fonds immobiliers représentés par 47 sociétés de gestion différentes

La capitalisation totale du marché de la pierre-papier représente plus de 164 milliards d’euros, en augmentation de 9% par rapport à 2020. Cette augmentation est le résultat de deux facteurs. D’une part, les SCPI et les SCI en Unités de Compte immobilières ont affiché une collecte soutenue tout au long de l’année avec respectivement 7,46 et 3,05 milliards d’euros collectés. Ces deux produits d’épargne sont largement plébiscités par les épargnants et offrent des performances particulièrement résilientes. D’autre part, le rebond économique a permis aux foncières cotées de rebondir quelque peu sur l’année avec une revalorisation moyenne de 4,92% entre le 1er janvier et le 31 décembre. L’appréciation marginale mais toutefois notable des autres véhicules liés au patrimoine détenu justifie également cette évolution.

Les SCPI sont les véhicules les plus représentés

Au 31 décembre 2021, les SCPI représentent une capitalisation totale de près de 75 milliards d’euros*, suivies par les foncières cotées, valorisées à 54,2 milliards d’euros. Les OPCI Grand Public complètent le podium en présentant 20,7 milliards d’euros d’actif net global. Sur la base des éléments transmis, les SCI en Unité de Compte immobilière ont quant à elles un actif net global total de 16,38 milliards d’euros. Ces dernières profitent d’un fort engouement de la part des épargnants et des gérants qui n’hésitent plus à lancer de nouveaux véhicules. En 2021, la variation moyenne de leur valeur liquidative est de près de 4%, Uniquement accessible au sein d’un contrat d’assurance-vie, l’investissement en SCI permet aussi de profiter des avantages fiscaux offerts par cette enveloppe. Les OPCI Grand Public ont délivré une performance globale de 4,98%, prenant en compte la distribution de dividendes ainsi que la variation de la valeur liquidative. Hors dividendes, la variation moyenne de leur valeur liquidative est de 2,67% sur l’année 2021.

*Estimation de MeilleureSCPI.com / Rock-n-Data

*Taux de Distribution : dividende annuel brut, rapporté au prix d’achat de référence au 01/01 de l’année N)

En moyenne, chaque Français a placé 150€ dans la pierre-papier en 2021

Le rebond économique et l’arrêt progressif des restrictions sanitaires a permis aux foncières cotées de se relever légèrement avec une variation annuelle moyenne en hausse de près de 5% entre le 1er janvier et le 31 décembre 2021. Elles affichent également un taux de distribution de 4,01%, rapport entre les dividendes distribués et le cours au 1er janvier de l’année 2021. Toutefois, les SIIC n’ont pas retrouvé leur niveau d’avant-crise après leur net recul connu en 2020. Quant aux SCPI, elles délivrent un taux de distribution* de 4,45% et confirment leur caractère résilient en maintenant tous leurs indicateurs au vert.

En moyenne, l’immobilier pierre-papier affiche un taux de distribution de 3,69% et une revalorisation annuelle de 2,30%. Face à l’inflation et à un contexte particulier sur fond de crise sanitaire et géopolitique, il est important de protéger son épargne en l’orientant vers des produits aux sous-jacents résilients. En 2021, chaque Français a, en moyenne, épargné 150€ dans l’immobilier pierre-papier.

De nouvelles typologies d’actifs à portée des épargnants

Fortement impactés par la crise sanitaire, les actifs de bureaux sont de véritables lieux d’échange et d’interactions sociales. Ils se réinventent en un immobilier d’entreprise de service adapté aux enjeux actuels et au confort de ses utilisateurs. D’ailleurs, les fonds immobiliers ne s’y trompent pas et continuent d’orienter leurs liquidités vers ce type d’actifs. La diversification reste cependant de mise, avec l’essor marqué des actifs de santé et de logistique au sein des portefeuilles. L’ensemble des actifs investis (bureaux, commerces, actifs de santé, logistique, hôtels, résidentiels) sont au cœur de nos moments de vie et sont indispensables à notre bien-être collectif. Ils constituent des réponses aux enjeux actuels, qu’ils soient d’ordre économiques, écologiques ou financiers. Les fonds immobiliers ouverts à l’épargne publique permettant d’accéder à ces typologies mettent ce type d’investissement à portée des épargnants.

FR : Communiqué de presse, Etudes de Marché   FR : Rock & DATA   FR : mars 17, 2022

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Mots Clés

Qu’est-ce que la Taxonomie Européenne ?

La taxonomie européenne est un cadre défini par l'Union Européenne qui a pour objectif de classer les activités économiques en fonction de leur impact environnemental et social. Elle permet de définir les activités qui sont considérées comme "durables" et de les différencier des activités qui ne le sont pas, permettant ainsi à l’investisseur de prendre des décisions d’investissement éclairées.

La taxonomie européenne établit une catégorisation des activités économiques sur la base de critères scientifiques permettant l’identification de ces activités dites durables ou "vertes" censées aider les investisseurs dans leur prise de décision. 

Pour classifier une activité économique comme durable, la taxonomie européenne s’appuie sur les six objectifs environnementaux suivants  :

  • L’atténuation du changement climatique ;
  • L'adaptation au changement climatique ;
  • L’utilisation durable et la protection des ressources aquatique et marines ;
  • La transition vers une économie circulaire ;
  • La prévention et la réduction de la pollution ;
  • La protection et la restauration de la biodiversité et des écosystèmes ;

Bien que 90 activités économiques représentant environ 80 % des émissions directes de CO2 dans l'Union Européenne soient aujourd’hui couvertes par la taxonomie, cette dernière reste en constante évolution. L’absence d’une activité ne signifie donc pas forcément que celle-ci n’est pas durable.

Mais l’éligibilité d’une activité ne garantit pas pour autant sa durabilité ! En effet, la classification comme activité effectivement durable repose sur le respect des trois conditions cumulatives suivantes : 

  • Contribuer de façon positive et significative à l'un des six objectifs environnementaux cités plus haut (selon des critères précis définis par l'Union européenne) ; 
  • Ne pas avoir d'impact négatif significatif sur les cinq autres objectifs environnementaux ;
  • Respecter des garanties minimales sociales (droits humains, etc.).
  • Démontrer la contribution substantielle et l'absence d'impact négatif significatif se fait au moyen. Prenons un exemple. 

Décryptage : 

Quand une activité remplit ces trois conditions, on dit qu’elle est alignée avec la taxonomie.

Précisons également que la taxonomie peut être utilisée pour déterminer si un produit est éligible au titre d’investissement durable dans le cadre de la réglementation financière européenne, comme le règlement SFDR (Règlement sur les indicateurs de durabilité).

La taxonomie est utilisée pour classer les investissements immobiliers en fonction de leur performance environnementale et sociale. Par exemple, une SCPI ISR (Société Civile de Placement Immobilier Investissement Socialement Responsable) peut être considérée comme durable si elle investit dans des immeubles qui respectent des normes sociales et environnementales élevées, tels que l'efficacité énergétique et la gestion durable de l'eau ou bien si elle met un place un plan permettant la rénovation en ce sens de son patrimoine.

En somme, la taxonomie européenne est un outil important pour identifier les activités économiques qui contribuent à la transition vers une économie plus durable et pour aider les investisseurs à prendre des décisions d'investissement éclairées. Il est donc important de prendre en compte ces critères pour une meilleure performance environnementale et sociale.

Mots clés : Réchauffement climatique, empreinte carbone, taxonomie européenne, écologie, investissement durable, transition énergétique, responsabilité sociale, émissions de carbone, meilleures pratiques environnementales.

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