Le GFI Vatel II, géré par Vatel Capital, poursuit son déploiement avec une nouvelle acquisition forestière. La société de gestion a annoncé l'achat de la forêt de Montfaut et du Gat, un massif de plus de 109 hectares situé à Bransat, dans le département de l'Allier. Cette opération s'inscrit dans une stratégie de diversification des actifs forestiers, tant sur le plan géographique que sur celui des essences présentes au sein du patrimoine du fonds.
Au-delà de la simple acquisition foncière, cette opération illustre également les orientations actuelles des Groupements Forestiers d'Investissement (GFI), qui cherchent à construire des patrimoines forestiers capables d'offrir une exposition à un actif tangible tout en favorisant une gestion durable des forêts françaises.
GFI Vatel II acquiert un massif forestier de plus de 109 hectares
Le nouveau bien acquis par le GFI Vatel II est situé sur la commune de Bransat, en région Auvergne-Rhône-Alpes, à une trentaine de kilomètres au sud de Moulins.
Le massif forestier réunit deux ensembles :
- la forêt de Montfaut ;
- la forêt du Gat.
L'ensemble représente 109 hectares, 40 ares et 58 centiares, répartis sur huit parcelles contiguës facilitant leur exploitation et leur gestion.
Cette configuration constitue un élément favorable pour la mise en œuvre d'une gestion forestière cohérente sur le long terme.
Une diversité d'essences pour répartir les cycles de production
L'une des caractéristiques majeures de cette acquisition réside dans la diversité des peuplements forestiers.
Le massif rassemble plusieurs essences :
- Douglas ;
- Pin laricio ;
- Chêne ;
- Acacia (pseudo-robinier).
Ces arbres présentent des stades de maturité différents, permettant d'étaler les coupes de bois au fil des années plutôt que de concentrer les récoltes sur une période unique. Cette approche vise à permettre une meilleure répartition des travaux sylvicoles ainsi qu'une certaine régularité des revenus issus de l'exploitation forestière.
Cette logique correspond aux principes généralement retenus dans la gestion durable des forêts françaises.
Une acquisition réalisée sans financement externe
Le GFI Vatel II a réalisé cette opération à 100 % en fonds propres, sans condition suspensive liée à un financement bancaire.
Le prix d'acquisition atteint 1 220 000 euros, soit une valorisation d'environ 11 151 euros par hectare.
Une expertise indépendante conduite par Pierre Chavet, expert forestier agréé, estime la valeur du massif à 1 250 000 euros, un montant légèrement supérieur au prix effectivement payé. Cette expertise constitue un élément de référence dans l'évaluation de l'opération, sans préjuger de l'évolution future de la valeur du patrimoine forestier.
Les principaux chiffres de l'opération
| Élément | Donnée |
| Localisation | Bransat (Allier) |
| Surface | 109,41 hectares |
| Nombre de parcelles | 8 |
| Prix d'acquisition | 1 220 000 € |
| Valorisation indépendante | 1 250 000 € |
| Prix par hectare | 11 151 € |
| Gestionnaire | Vatel Capital |
| Acquisition | 100 % par le GFI Vatel II |
Un plan de gestion pensé sur plusieurs décennies
L'acquisition s'accompagne d'un Plan Simple de Gestion (PSG) couvrant l'ensemble du massif.
Celui-ci prévoit notamment :
- des éclaircies progressives des peuplements de Douglas ;
- le financement des travaux forestiers grâce aux premières coupes ;
- le développement progressif des plantations d'acacias ;
- une continuité de la production de bois dans le temps.
L'objectif consiste à maintenir un équilibre entre les différentes générations d'arbres afin d'assurer la pérennité de la forêt tout en permettant une exploitation raisonnée des ressources forestières.
Cette approche s'inscrit dans les principes classiques de la sylviculture durable, qui repose sur le renouvellement permanent des peuplements.
Une desserte forestière favorable à l'exploitation
La qualité des infrastructures constitue également un point important de cette acquisition.
Le massif bénéficie :
- d'un accès via les routes départementales RD46 et RD1 ;
- d'un réseau dense de pistes forestières ;
- d'une desserte permettant la circulation des engins d'exploitation.
Ces éléments peuvent contribuer à faciliter les futures opérations sylvicoles ainsi que la commercialisation du bois.
Un projet éolien actuellement à l'étude
Le communiqué évoque également un projet éolien susceptible d'être développé sur une partie du massif.
Selon Vatel Capital, ce projet pourrait, à terme, générer un revenu complémentaire sans remettre en cause la vocation forestière du site.
Toutefois, la société de gestion précise que cette perspective n'a pas été intégrée dans l'analyse financière de l'opération, l'hypothèse restant encore à l'étude.
Cette prudence permet de distinguer les revenus actuellement identifiables de ceux qui demeurent potentiels.
Pourquoi les GFI attirent-ils les investisseurs ?
Les Groupements Forestiers d'Investissement connaissent un intérêt croissant depuis plusieurs années.
Leur fonctionnement repose sur un principe simple : permettre à plusieurs investisseurs de détenir collectivement un patrimoine forestier, administré par une société de gestion spécialisée.
Les principaux objectifs recherchés sont généralement :
- diversifier un patrimoine ;
- investir dans un actif tangible ;
- participer à la gestion durable des forêts françaises ;
- bénéficier d'une mutualisation des différents massifs forestiers détenus.
Contrairement à d'autres placements immobiliers, les revenus issus des GFI proviennent principalement de l'exploitation forestière, des ventes de bois ou encore, selon les situations, de revenus annexes liés aux terrains forestiers.
Des risques à ne pas négliger
Comme tout investissement, les GFI présentent également plusieurs risques.
Le communiqué rappelle notamment :
- un risque de perte en capital ;
- un risque de liquidité, lié au caractère peu liquide des actifs forestiers ;
- les aléas climatiques ;
- les risques sanitaires touchant les peuplements ;
- les évolutions du marché du bois.
Ces éléments rappellent que la performance d'un patrimoine forestier dépend de nombreux facteurs naturels, économiques et réglementaires.
Vatel Capital poursuit le développement de ses actifs naturels
Créée en tant que société de gestion indépendante, Vatel Capital développe deux grandes activités :
- le financement des PME françaises ;
- les investissements dans les actifs naturels, notamment les forêts et les terres agricoles.
La société indique gérer près de 430 millions d'euros d'actifs et poursuit parallèlement le développement de ses différentes stratégies d'investissement.
L'acquisition de la forêt de Montfaut et du Gat constitue ainsi la troisième opération réalisée par le GFI Vatel II, illustrant la poursuite de son programme d'investissement forestier.
Une stratégie axée sur la diversification forestière
Au-delà de la taille du massif, cette acquisition traduit une stratégie de diversification menée selon plusieurs axes :
- diversification géographique ;
- diversification des essences ;
- répartition des cycles d'exploitation ;
- gestion progressive des travaux sylvicoles ;
- recherche d'une meilleure résilience du patrimoine forestier.
Cette approche vise à construire un portefeuille forestier composé de massifs présentant des caractéristiques complémentaires plutôt que concentrées sur une seule région ou une seule essence.
Avertissement: Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
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